Rénovation énergétique en Seine-et-Marne : ce qui change d'une commune à l'autre
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Sommaire · 8 parties
- Deux parcs de maisons dans un même département
- Fioul au village, gaz en ville : l’équipement à regarder
- Dans les DPE de maisons récents, un sur six en F ou G
- Bois : la moitié des habitants en zone sensible
- Centres anciens : l’avis de l’architecte des Bâtiments de France
- Aides locales : elles viennent des intercommunalités
- Dix communes, de Chelles à Moret-Loing-et-Orvanne
- Déposer une demande en Seine-et-Marne
Dans les 451 communes de Seine-et-Marne qui comptent moins de 6 000 habitants, 8,7 % des résidences principales se chauffent encore au fioul. Dans les 56 communes plus grandes, la part tombe à 1,9 %. Même écart pour le type de logement : 82,8 % de maisons dans les petites communes, contre 41,1 % dans les 56 plus grandes et 56,0 % sur l’ensemble du département. Ces chiffres viennent du recensement INSEE 2023.
Méthode : nous avons additionné les valeurs des 56 grandes communes ; le groupe des 451 petites s’obtient par différence avec le total du département.
Ces écarts disent l’essentiel : il n’y a pas une rénovation « seine-et-marnaise », mais au moins deux.
Deux parcs de maisons dans un même département
Le département compte 597 056 résidences principales, dont 56,0 % de maisons (INSEE, recensement 2023). Parmi ces maisons, 297 016 sont occupées par leur propriétaire, soit 88,8 %. Ce sont elles que visent les aides aux propriétaires occupants.
Sur tout le département, 36,4 % des maisons datent de 1971 à 1990, et 35,2 % sont antérieures à 1971.
Les écarts entre communes sont nets. À Pontault-Combault, 51,9 % des maisons ont été construites de 1971 à 1990. À Moret-Loing-et-Orvanne, 16,9 % datent d’avant 1919, et 50,8 % des DPE de maisons sont en E, F ou G.
Fioul au village, gaz en ville : l’équipement à regarder
Sur l’ensemble des résidences principales, le combustible principal est le « gaz de ville ou réseau » pour 45,9 % d’entre elles (INSEE 2023). Viennent ensuite l’électricité (38,8 %) et le fioul (4,3 %). Nous n’avons pas vérifié si les réseaux de chaleur sont comptés dans la première catégorie.
L’INSEE ne publie pas ce croisement pour les seules maisons. Les DPE de maisons en donnent une idée : sur 83 083 diagnostics réalisés depuis juillet 2021, l’électricité domine (43,4 %), devant le gaz (42,4 %) et le fioul (7,3 %). C’est un échantillon de maisons vendues ou louées, pas le parc entier.
Si votre maison est chauffée au fioul, la pompe à chaleur air/eau permet de garder vos radiateurs à eau. Au 27 septembre 2026, le Coup de pouce « Chauffage » multiplie par cinq le volume de certificats d’économies d’énergie d’une PAC air/eau en résidence principale. La PAC doit remplacer une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz. Depuis le 1er septembre 2026, le modèle doit être agréé par l’État.
Au gaz, un point national pèse ici : depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur n’est plus accordée si la maison conserve un chauffage au gaz. À l’électricité, les radiateurs sans eau orientent plutôt vers la PAC air/air et le chauffe-eau thermodynamique.
Dans les DPE de maisons récents, un sur six en F ou G
Dans l’échantillon des DPE de maisons du département, 36,8 % sont classés E, F ou G, et 17,0 % F ou G (ADEME, diagnostics depuis juillet 2021). La moyenne cache de grands écarts. À Savigny-le-Temple, 12,1 % des DPE de maisons sont en E, F ou G. À Moret-Loing-et-Orvanne, c’est 50,8 %.
Une maison en E, F ou G peut relever de la rénovation d’ampleur. Il faut un logement d’au moins 15 ans et des travaux qui font gagner deux classes, avec au moins deux postes d’isolation. Partout, un rendez-vous France Rénov’ est obligatoire avant le dépôt. En Seine-et-Marne, depuis le 23 février 2026, il doit avoir lieu dans un Espace Conseil France Rénov’, pour les occupants comme pour les bailleurs. L’attestation remise ce jour-là fait partie du dossier.
Bois : la moitié des habitants en zone sensible
L’arrêté inter-préfectoral du 9 janvier 2025 classe 62 communes de Seine-et-Marne en zone sensible pour la qualité de l’air. Elles regroupent 716 302 habitants, soit 48,8 % de la population. On y trouve notamment Meaux, Melun, Chelles, Pontault-Combault, Savigny-le-Temple et Saint-Fargeau-Ponthierry.
En zone sensible, tout nouvel appareil individuel de chauffage au bois doit être performant. Le foyer ouvert y est interdit, sauf en appoint ou en agrément. Hors zone, seule l’interdiction du foyer ouvert, sauf appoint ou agrément, s’applique. Partout, l’usage d’appoint est interdit lors d’un épisode de pollution aux PM10 au-delà de 50 µg/Nm³.
La limite passe entre communes voisines. Ozoir-la-Ferrière est hors zone, Pontault-Combault et Roissy-en-Brie, limitrophes, sont dedans. Même chose entre Brie-Comte-Robert, hors zone, et Combs-la-Ville. Avant de choisir un poêle à granulés, vérifiez le statut de votre propre commune.
Centres anciens : l’avis de l’architecte des Bâtiments de France
Le département compte 22 sites patrimoniaux remarquables, qui concernent 23 communes, dont Provins, Fontainebleau, Meaux, Melun et Moret-Loing-et-Orvanne. Sur l’ensemble du département, la base Mérimée recense 614 notices de monuments historiques, dont 55 à Provins et 44 à Fontainebleau.
Dans ces périmètres, une unité extérieure de pompe à chaleur, une sortie de conduit ou une isolation par l’extérieur passent par l’avis de l’ABF. Hors de ces périmètres aussi, une isolation par l’extérieur demande une autorisation d’urbanisme : Villeparisis indique que les isolations par l’extérieur faites sans autorisation représentent « une part importante » des travaux irréguliers qu’elle relève.
Aides locales : elles viennent des intercommunalités
Au 27 septembre 2026, nous n’avons trouvé aucune aide propre du Département aux travaux de rénovation énergétique. Le Département renvoie vers France Rénov’. La Région n’a pas non plus d’aide directe pour une maison individuelle. Les aides locales dépendent donc de votre intercommunalité. Les aides ci-dessous sont celles en vigueur au 27 septembre 2026. Toutes exigent de ne rien signer avant leur accord écrit.
- CA Paris - Vallée de la Marne, ECOMAT : 30 € par m² isolé avec des éco-matériaux listés (chanvre, fibre de bois, ouate de cellulose…), plafonnés à 3 000 €. Tous propriétaires, sans condition de ressources, avec accompagnement obligatoire du service de rénovation de l’agglo. Seul le règlement 2025 est en ligne : son maintien en 2026 est à vérifier auprès de ce service.
- CC Pays de Montereau, Isol’toit : 30 % plafonnés à 1 000 € pour isoler la toiture ; 20 % plafonnés à 1 000 € pour un poêle biomasse Flamme verte 7 étoiles ou équivalent ; 70 % au plus, plafonnés à 2 000 €, pour sortir du fioul ou du charbon. Taux appliqués au reste à charge après CEE et subventions, hors Parcours accompagné. Au total, 4 000 € par ménage sur cinq ans, sans condition de ressources ; logement de plus de 15 ans, entreprise RGE.
- Parc naturel régional du Gâtinais français, pour une résidence principale dans une commune du Parc : 8 000 € au plus si les travaux font gagner deux classes, plus 2 000 € pour trois classes avec une isolation biosourcée. Il faut au moins deux postes de travaux, des matériaux biosourcés ou un chauffage renouvelable, et un diagnostic par un conseiller du Parc.
- CC Moret Seine et Loing : 1 000 € par dossier, dans la limite de 20 % des travaux TTC, pour une façade de centre ancien isolée. Dix dossiers par an.
- CA Melun Val de Seine, Mon Plan Rénov’ : complément pour les ménages aidés en Parcours accompagné, sous conditions de ressources. Les montants ne sont pas publiés en ligne.
Pour les aides nationales, commencez par vérifier votre éligibilité.
À quel Espace Conseil vous adresser
Les 507 communes relèvent de 21 structures France Rénov’, en général une par intercommunalité. Trois cas surprennent. Les 8 communes seine-et-marnaises de Grand Paris Sud, dont Savigny-le-Temple et Combs-la-Ville, dépendent de l’ALEC Sud Parisienne, à Évry-Courcouronnes. Le PNR du Gâtinais français suit 67 communes de la CA Melun Val de Seine, de la CA du Pays de Fontainebleau et de la CC Pays de Montereau. Les communes de Roissy Pays de France s’adressent à Mon Habitat Durable, à Roissy-en-France.
Faire une demande en Seine-et-Marne
Dix communes, de Chelles à Moret-Loing-et-Orvanne
| Commune | Maisons d’avant 1971 | DPE maisons E-F-G | Zone sensible bois |
|---|---|---|---|
| Chelles | 44,7 % | 29,9 % | oui |
| Pontault-Combault | 22,5 % | 27,4 % | oui |
| Savigny-le-Temple | 6,6 % | 12,1 % | oui |
| Combs-la-Ville | 28,4 % | 35,0 % | oui |
| Roissy-en-Brie | 15,7 % | 35,4 % | oui |
| Ozoir-la-Ferrière | 23,4 % | 29,6 % | non |
| Mitry-Mory | 39,2 % | 35,2 % | oui |
| Brie-Comte-Robert | 21,7 % | 24,2 % | non |
| Saint-Fargeau-Ponthierry | 35,5 % | 33,1 % | oui |
| Moret-Loing-et-Orvanne | 47,1 % | 50,8 % | non |
| Département | 35,2 % | 36,8 % | 62 communes |
Sources : INSEE 2023 ; échantillon des DPE de maisons ADEME ; arrêté du 9 janvier 2025.
- Chelles compte 8 401 maisons occupées par leur propriétaire, le plus grand nombre parmi les villes de 6 000 habitants ou plus. Ses maisons sont plus anciennes que la moyenne.
- Pontault-Combault et Roissy-en-Brie ont plus de la moitié de leurs maisons construites de 1971 à 1990, et relèvent d’ECOMAT. À Roissy-en-Brie, 94,3 % des maisons sont occupées par leur propriétaire et le gaz chauffe 64,4 % des résidences principales.
- Savigny-le-Temple a les maisons les plus récentes des communes citées : seuls 12,1 % de ses DPE de maisons sont en E, F ou G.
- Combs-la-Ville a un DPE plus dégradé que Savigny-le-Temple, avec le même Espace Conseil en Essonne.
- Ozoir-la-Ferrière est la seule commune du tableau où l’électricité dépasse le gaz (47,7 % des résidences principales). Elle est hors zone sensible.
- Mitry-Mory mêle maisons anciennes (39,2 % avant 1971) et récentes (14,2 % de 2006 à 2020). Son Espace Conseil est Mon Habitat Durable, à Roissy-en-France (95).
- Brie-Comte-Robert a un site patrimonial remarquable : les travaux visibles du centre passent par l’ABF.
- Saint-Fargeau-Ponthierry garde du fioul dans 8,3 % des DPE de maisons, en zone sensible.
- Moret-Loing-et-Orvanne cumule bâti ancien, site patrimonial remarquable et aide aux façades de la CC Moret Seine et Loing.
De l’autre côté des limites
Le sud-ouest partage ses guichets avec l’Essonne : ALEC Sud Parisienne et PNR du Gâtinais. Combs-la-Ville et Savigny-le-Temple touchent respectivement Quincy-sous-Sénart et Saint-Pierre-du-Perray. Au nord, Mitry-Mory relève de la même agglomération que plusieurs communes du Val-d’Oise. Chelles, Pontault-Combault et Mitry-Mory sont limitrophes de Gagny, Noisy-le-Grand et Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Brie-Comte-Robert touche Périgny, dans le Val-de-Marne.
Déposer une demande en Seine-et-Marne
Vous décrivez votre maison, votre chauffage actuel et votre projet dans le formulaire. La demande est gratuite et sans engagement. Nous la transmettons à des professionnels de la rénovation énergétique ; leur liste est publique sur la page des professionnels destinataires des demandes. En envoyant votre demande, vous acceptez d’être contacté(e) par téléphone à son sujet par Eco Therme Cosmos et ses partenaires professionnels.
Sources
Comment nous choisissons et vérifions nos sources : notre méthode.
- INSEE — Recensement de la population 2023, logements (consulté le 27/09/2026)
- ADEME — DPE des logements existants (depuis juillet 2021) (consulté le 27/09/2026)
- DRIEAT Île-de-France — Arrêté inter-préfectoral n° 2025-0121, RAA du 29/01/2025 (consulté le 27/09/2026)
- Préfecture de Seine-et-Marne — Passage obligatoire dans un Espace Conseil France Rénov' (consulté le 27/09/2026)
- CA Paris - Vallée de la Marne — Règlement des aides communautaires 2025, annexe (consulté le 27/09/2026)
- CC Pays de Montereau — Règlement Isol'toit 2025 (consulté le 27/09/2026)
- Ministère de la Culture — Liste des sites patrimoniaux remarquables (consulté le 27/09/2026)
- Anah — Communes et Espaces Conseil France Rénov' associés (consulté le 27/09/2026)